Comment préparer son concours

Connaître la nature des épreuves:


Tous les concours ne comportent pas des épreuves identiques. Elles diffèrent, en général, selon le niveau du concours .
Les épreuves écrites les plus répandues sont la dissertation de culture générale, la dissertation juridique, la note de synthèse, la note administrative et le résumé de texte. Deux nouveaux types d'épreuves se développent : les réponses à des questions courtes et les questionnaires à choix multiples (QCM).
Les épreuves orales se composent souvent d'un « grand oral » de culture générale, d'épreuves plus techniques et de langues.
Pour chaque concours, il convient de se renseigner auprès de l'organisateur sur la nature des épreuves. 

S'informer sur les points au programme:


Connaître la nature des épreuves est, bien évidemment, indispensable, mais cela ne suffit pas. Il faut aussi s'informer sur le détail des matières au programme. Vous pouvez ainsi avoir une indication sur le degré de précision des connaissances demandées, notamment pour les épreuves orales spécifiques. 

Suivre l'actualité générale:


Si les sujets sont souvent préparés plusieurs semaines - voire des mois - à l'avance, ils peuvent présenter un intérêt spécifique en raison d'une actualité, que vous ne devrez pas manquer d'intégrer à votre devoir ou exposé. Ceci est particulièrement vrai pour les épreuves orales. En effet, si le sujet choisi est lié à l'actualité, le jury sera tenté de poser des questions sur ce thème.
D'ailleurs, il est préférable de prendre les devants et d'aborder ce point dans votre présentation initiale, par exemple dans l'introduction, pour préciser l'intérêt du sujet. Suivez donc l’actualité jusqu’au dernier jour des épreuves, notamment par une lecture régulière de la presse.


Actualiser les connaissances théoriques:


Il est possible de présenter des concours de la fonction publique plusieurs années après la fin de ses études. En conséquence, il est indispensable d'actualiser ses connaissances théoriques de façon systématique. Cette exigence s'impose, car le droit public, plus particulièrement celui des collectivités territoriales, est soumis à de très fréquentes évolutions.

 

Le jour J :

 

Gérer son temps :


La gestion du temps est sans doute l'une des difficultés les plus importantes que rencontrent les candidats. Savoir gérer son temps est pourtant indispensable car, le jour du concours, le temps est limité (de trois à quatre heures), chaque minute est précieuse. Il faut donc, pour chaque épreuve, définir une répartition type du temps :
- Pour une présentation orale devant durer dix minutes, il est recommandé de consacrer une minute à l'introduction, quatre à chacune des deux parties et une minute à la conclusion.
- Pour une note de synthèse dont l'épreuve dure en général trois heures, la répartition peut s'opérer ainsi : lecture du sujet (dix minutes), lecture rapide des documents (vingt minutes), puis approfondie (une heure et dix minutes), rédaction (une heure) et relecture (cinq minutes).
- Pour un résumé de texte dont l'épreuve dure en général trois heures, le temps peut être réparti en quatre phases : une première approche du texte (de cinq à dix minutes), une phase de compréhension avec lecture globale (de quinze à vingt minutes) puis lecture analytique (de quarante à soixante minutes), enfin une phase de réexpression, avec une première version (de quarante à soixante minutes) puis une rédaction définitive (de vingt à trente minutes) et une relecture finale (cinq minutes).
Bien évidemment, ces données ne sont qu'indicatives, vous devez les adapter en fonction de vos difficultés. 

Analyser les termes du sujet posé


Quelle que soit la nature de l’épreuve, il est indispensable d’analyser - de façon précise – l’intitulé du sujet à traiter pour éviter, notamment, d’être hors sujet. 

Structurer le sujet:


Dans toutes les épreuves, il est indispensable d'organiser votre réflexion de manière structurée.
Hormis le résumé de texte, cela consiste en général en :
- une introduction annonçant le sujet, définissant les termes clés, énonçant la problématique et le plan ;
- des parties qui, idéalement, doivent être au nombre de deux, avec deux sous-parties, à moins que le sujet n'indique un plan à suivre en trois parties. Le plan peut être apparent (titres des I, II et, éventuellement, des A, B soulignés et / ou indiqués par leur numéro).
Pour les questions de culture générale, il vaut mieux que le plan « se dégage » à la lecture de votre devoir ;
- une conclusion. Il ne s'agit pas d'un résumé des développements antérieurs mais, selon une formule imagée, « il faut fermer la porte et ouvrir les fenêtres ». Vous procédez au constat que le raisonnement a été mené à bonne fin et vous élargissez le sujet vers des perspectives d'avenir ou d'évolution de la question traitée. 

Argumenter ses idées:


Il est indispensable que les idées avancées soient justifiées. Vous pouvez utiliser des citations ou des renvois précis à des textes (Constitution, lois, décrets, etc.), à des décisions de justice ou à la doctrine.
De façon plus générale, il est également indispensable de présenter vos idées dans un ordre logique : d'abord les idées directrices, ensuite les détails tels que les exemples. De même lorsqu'un raisonnement s'appuie sur plusieurs sources du droit, il convient de respecter, dans leur ordre de présentation, la hiérarchie des normes. Vous mentionnerez ainsi une jurisprudence avant une réponse ministérielle.
Enfin, lorsque vous utilisez une citation, il faut le faire de manière précise. Lorsque celle-ci est extraite d'une décision de justice, vous devez indiquer la juridiction qui a statué, la date exacte (jour, mois et année) et le nom de la décision. 

Maîtriser le vocabulaire spécifique aux matières:


Les erreurs de vocabulaire témoignent généralement d'un manque de rigueur, mais aussi d'un manque de maîtrise de la matière. Vous devez donc être vigilant à employer la bonne
terminologie. Ainsi, on ne parle pas d'« arrêt » du tribunal administratif, mais de « jugement ».
Enfin, ne vous aventurez pas à utiliser des mots dont vous ne maîtrisez pas parfaitement le sens.


Respecter les règles d'expression:


Pour les épreuves écrites, il vous faudra porter une attention particulière à l'orthographe et au style. L'expression gagne en clarté en employant des phrases courtes. Comme l'a écrit Jacques Gandouin, spécialiste de la rédaction administrative (*) : « On devrait enseigner aux administrateurs que le style c'est l'ennemi, que c'est la recherche du style qui conduit le plus souvent à l'emploi de formules prétentieuses, emphatiques, boursouflées. On écrit bien ou on écrit mal. Quelle que soit la spécialité de chacun, le premier devoir de celui qui tient une plume est de s'exprimer dans un langage clair et précis qui ne comporte d'autres originalités que celles qu'impose la spécialité du sujet. » Il en va de même pour le langage lors des épreuves orales : « Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement. » Dans tous les cas, vous éviterez l'excès d'abréviations. 

 

Source : lagazette.fr